Vainqueurs actuels

Félicitations à nos derniers lauréats pour chaque prix !

Lauréats des prix 2026

La Société canadienne des microbiologistes est heureuse d’annoncer les lauréats des prix pour cette année. Félicitations à tous pour votre travail acharné et vos contributions à la microbiologie à travers le Canada !

Prix CSM Murray pour l’ensemble de sa carrière :
Dr Lyle Whyte, Université McGill, Montréal, QC

Ce prix est rendu possible grâce au soutien financier de Canadian Science Publishing (éditeur des revues NRC Research Press). Leur engagement et leur service à la recherche et à l’enseignement en microbiologie au Canada sont grandement appréciés.

BIOGRAPHIE

Le Dr Lyle Whyte a obtenu son doctorat à l’Université de Waterloo en 1992, après des études de premier cycle à l’Université de Regina. De 1993 à 2002, il a été chargé de recherche à l’Institut de recherche en biotechnologie du Conseil national de recherches du Canada à Montréal. En 2003, le professeur Whyte a rejoint l’Université McGill. En 2004, il a reçu le prix Fisher de la Société canadienne de microbiologistes (SCM) (contribution exceptionnelle à la recherche par un nouveau chercheur). Il a été titulaire de la chaire de recherche du Canada de niveau 2 (2003-2014) et de niveau 1 (2018-2025) et a dirigé le programme canadien de formation en astrobiologie CREATE du CRSNG (2009-2015). Il a été membre du groupe de travail de sélection du site d’atterrissage ExoMars 2028 de l’Agence spatiale européenne et actuellement membre du groupe de travail sur les opérations scientifiques du rover ExoMars ainsi que du panel COSPAR sur la protection planétaire. Il a été rédacteur associé du Canadian Journal of Microbiology, rédacteur en chef de revue pour Frontiers in Microbiology et membre du comité de rédaction de l’International J. Astrobiology. Son programme de recherche porte sur la biodiversité, l’activité et l’écologie microbiennes dans les écosystèmes polaires, en particulier le pergélisol et les sources salines froides uniques, dans le domaine émergent de la cryomicrobiologie, l’exploration des limites basses de température de la vie microbienne.

DÉTAILS DES CONFÉRENCES DE REMISE DES PRIX

Date et heure : Vendredi 19 juin 2026, 15h00 – 16h00 MDT

Titre : À déterminer

Résumé : À déterminer

Prix scientifique Thermo Fisher :
Dr Edel Pérez-López, Université Laval, Québec, QC

Cette conférence est rendue possible grâce au soutien financier de Thermo Fisher Scientific. Leur engagement et leur service à la recherche et à l’enseignement en microbiologie au Canada sont grandement appréciés.

BIOGRAPHIE

Le Dr Edel Pérez-López est professeur agrégé à l’Université Laval et détient une chaire de recherche du Canada sur les invasions de vecteurs d’insectes et les maladies émergentes des plantes au sein du Département des sciences végétales. Ses recherches se situent à l’interface de la microbiologie, de la phytopathologie et de l’entomologie, avec un fort accent sur la compréhension de la manière dont les agents pathogènes microbiens et les microbiomes associés aux insectes influencent la santé des plantes dans les systèmes agricoles. La formation du Dr Pérez-López comprend la microbiologie moléculaire, les interactions plante-microbe et la génomique des agents pathogènes. Il a obtenu son doctorat en écologie et biotechnologie à l’Universidad Veracruzana (Mexique), suivi d’une formation postdoctorale à l’Université Auburn (États-Unis) et à l’Université de la Saskatchewan. Depuis la création de son programme de recherche à l’Université Laval en 2020, il a développé un programme internationalement reconnu axé sur la biologie moléculaire et l’évolution des microbes associés aux plantes, en particulier le pathogène biotrophe obligatoire Plasmodiophora brassicae et les phytoplasmes transmis par les insectes. Ses travaux intègrent la microbiologie avec des approches écologiques et computationnelles afin de développer des stratégies durables qui réduisent l’utilisation de pesticides et améliorent la résilience des cultures. Ses contributions ont été reconnues par plusieurs prix nationaux et internationaux, notamment le Prix Hubert-Reeves (Prix du Québec), le Prix du Jeune Scientifique Exceptionnel de la Société canadienne de phytopathologie, le Prix William Boright Hewitt de l’American Phytopathological Society, ainsi que le Prix d’égalité, de diversité et d’inclusion de la Société de microbiologie. Il est également un fervent défenseur de l’équité, de la diversité et de l’inclusion dans la science, contribuant activement à des initiatives qui favorisent une communauté microbiologique plus inclusive et solidaire, comme le Pride in Microbiology Network.

DÉTAILS DES CONFÉRENCES DE REMISE DES PRIX

Date et heure : Mercredi 17 juin 2026, 17h00 – 18h00 MDT

Titre :

Des racines aux ailes : comprendre l’évolution microbienne pour une protection durable des plantes

Résumé :

Mon programme de recherche explore comment l’évolution microbienne façonne les maladies des plantes et la résilience des cultures, avec pour objectif à long terme de développer des approches plus durables de la protection des plantes. Au cours des dernières années, nous avons développé deux lignes de recherche distinctes, mais conceptuellement liées, axées sur des systèmes microbiens opérant à des échelles biologiques et écologiques très différentes. Le premier porte sur Plasmodiophora brassicae, un protiste biotrophe obligatoire et l’agent causal de la maladie de la racine clubique. Comme ce pathogène ne peut pas être cultivé in vitro, sa biologie est restée peu comprise. Pour surmonter cela, nous avons créé le premier cadre mondial de génomique des populations pour P. brassicae, séquençant 150 isolats provenant de 24 pays répartis sur cinq continents. Ces analyses ont révélé une structure claire de la population et montré que la différenciation génétique est étroitement liée à la diversité des effecteurs. En nous appuyant sur cette base, nous avons généré plus de 50 assemblages de génomes à longue lecture pour construire le premier pangénome global de ce pathogène, découvrant une variation génomique accessoire substantielle et identifiant des effecteurs polymorphes probablement impliqués dans la virulence et l’adaptation de l’hôte. La caractérisation fonctionnelle de ces effecteurs commence à révéler des mécanismes auparavant méconnus par lesquels le pathogène manipule la physiologie de l’hôte. Parallèlement, nous étudions les microbiomes des insectes cicadelles, qui jouent un rôle central dans la transmission des agents pathogènes des plantes. En utilisant la métagénomique résolue par le génome, nous avons développé le Global Leafhopper Microbiome Catalog (GLMC), comprenant 337 génomes microbiens de haute qualité répartis sur 171 espèces de plusieurs continents. Ce travail élargit la diversité microbienne connue et révèle une organisation microbiotique structurée, incluant un noyau conservé de symbiotes obligatoires, une couche flexible de symbiotes secondaires et un bassin dynamique de taxons acquis dans l’environnement. Ces communautés microbiennes encodent diverses fonctions liées à la nutrition de l’hôte, à la tolérance au stress, à la détoxification et potentiellement à la compétence des vecteurs, ce qui suggère que les microbiomes jouent un rôle clé dans la formation de l’écologie des insectes et de la transmission des maladies. Bien que ces systèmes diffèrent fondamentalement, l’un étant un protist pathogène du sol, l’autre des communautés microbiennes associées aux insectes, ils convergent vers un objectif commun : comprendre comment la diversité et l’évolution microbiennes influencent la santé des plantes et une agriculture plus durable.

Prix Armand-Frappier de l’étudiant exceptionnel :
Camille Bédard, Université Laval, Québec, QC

Cette conférence est rendue possible grâce au soutien financier de la Société canadienne des microbiologistes

BIOGRAPHIE

Camille Bédard est doctorante en biochimie à l’Université Laval. Elle a rejoint le laboratoire du Dr Christian Landry en 2020 en tant qu’étudiante de premier cycle et a poursuivi des études supérieures. Ses recherches combinent des approches expérimentales et computationnelles à haut débit afin de mieux comprendre comment la résistance aux antimicrobiens (RAM) évolue chez les agents pathogènes fongiques. Dans le cadre de son doctorat, elle a dirigé le développement de FungAMR, une base de données manuellement sélectionnée des mutations associées à la résistance et compilée à partir de la littérature scientifique. Grâce à ses recherches, elle a identifié de larges schémas de résistance croisée et mis en lumière les principales similitudes et différences entre les espèces fongiques. Son travail établit un cadre global pour faire progresser la recherche sur la RAM fongique et orienter le développement d’antifongiques ainsi que des stratégies pour surmonter la résistance.

DÉTAILS DES CONFÉRENCES DE REMISE DES PRIX

Date et heure : Jeudi 18 juin 2026, 17h00 – 18h00 MDT

Titre :

Cartographie comparative des mutations de résistance aux antifongiques dans la principale cible antimicrobienne des agents pathogènes fongiques

Résumé :

Les agents pathogènes fongiques représentent une menace croissante pour la santé humaine, l’agriculture et les écosystèmes naturels. Parce qu’un petit nombre de classes d’antifongiques est disponible, l’évolution de la résistance aux antimicrobiens (RAM) menace l’efficacité du traitement et le contrôle des maladies. Pour relever ce défi, une compréhension approfondie des mutations de résistance chez les espèces fongiques et les antifongiques est essentielle.

Tout d’abord, nous avons constitué la base de données FungAMR, qui contient 35 792 entrées sélectionnées manuellement sur 208 médicaments et 95 espèces fongiques. L’analyse de cette ressource a révélé des mutations qui confèrent une résistance à des dizaines d’espèces divergentes sur des centaines de millions d’années, suggérant que les mutations de résistance pourraient être conservées entre espèces. De plus, une résistance croisée généralisée a été observée entre les composés antifongiques utilisés en milieu clinique et agricole.

Pour tester et quantifier expérimentalement ces observations à grande échelle, nous nous sommes concentrés sur les azoles, la classe d’antifongiques la plus utilisée en clinique et en agriculture. Puisque les substitutions d’acides aminés dans l’enzyme cible azole essentielle et très conservée Erg11 constituent le mécanisme de résistance le plus courant, nous avons caractérisé de manière exhaustive les variantes conférant résistance chez Candida albicans et la levure modèle Saccharomyces cerevisiae à l’aide de mutagenèse systématique.

Chez C. albicans, en moyenne 1 000 variants conférant une résistance par azole ont été identifiés. Près de 90 % de ces variants conféraient une résistance à plusieurs azoles, indiquant une résistance croisée étendue. Comme prévu, la résistance croisée est plus élevée dans les azoles cliniques ou agricoles, mais 40 % des variants résistants aux azoles agricoles conféraient également une résistance à un azole clinique.

Ensuite, l’analyse comparative des effets mutationnels entre espèces a révélé à la fois des schémas de résistance conservés et spécifiques à chaque espèce, indiquant seulement une conservation partielle des mutations de résistance. Notamment, S. cerevisiae a accès à 50 % de mutations de résistance en moins que C. albicans. Cependant, ~80 % du plus petit ensemble de mutations conférant une résistance chez S. cerevisiae est transférable à C. albicans. Une hypothèse est que la plus faible susceptibilité intrinsèque de S. cerevisiae Erg11 contraint l’évolution de la résistance acquise.

Pour tester cette hypothèse, la susceptibilité intrinsèque à l’Erg11 a été évaluée sur 12 autres espèces fongiques. Malgré une forte conservation des séquences, des différences interspécifiques substantielles avec un signal phylogénétique fort ont été observées. Les travaux en cours incluent la caractérisation d’Erg11 à partir de 16 espèces supplémentaires, la reconstruction de huit séquences ancestrales pour identifier les résidus associés à une susceptibilité réduite et des validations expérimentales.

Ensemble, ces résultats fournissent un cadre pour améliorer la prédiction de la résistance chez les agents pathogènes fongiques et guider le développement de médicaments antifongiques surmontant à la fois la résistance acquise et intrinsèque.

Le prix Burrows pour les femmes en microbiologie :
Carla Maduta, Université de Western Ontario, London, ON

Ce prix est rendu possible grâce au soutien du Dr Burrows, du Michael G. DeGroote Institute for Infectious Disease Research de l’Université McMaster et de la Société canadienne des microbiologistes.

BIOGRAPHIE

Carla Maduta est chercheuse diplômée des IRSC Canada et candidate MD/PhD en microbiologie et immunologie à l’Université de Western Ontario, sous la direction du Dr John McCormick. Elle a terminé sa thèse de maîtrise en sciences biologiques ainsi que son master dans le laboratoire McCormick, où elle a étudié le Staphylococcus aureus et ses interactions avec les membres du microbiote vaginal. Ses recherches de doctorat portent sur la réponse des cellules immunitaires au superantigène staphylococique responsable du syndrome de choc toxique menstruel. Carla est un programme de cohorte GROWW 2025-2026, une plateforme de formation à la recherche en santé financée par les IRSC, qui soutient les stagiaires canadiens engagés dans la recherche en santé des femmes. En dehors du laboratoire, Carla est bénévole régulière chez Anova, un refuge pour femmes à Londres qui soutient les femmes et les enfants ayant subi des violences basées sur le genre. Elle a reçu un prix de service bénévole de la province de l’Ontario en 2025 pour ses 3+ années de travail avec Anova.

Prix d’Ambassadeur SCM :
Non donné

Ce prix est rendu possible grâce au soutien financier de la Société canadienne des microbiologistes